La justice pénale des mineurs obéit à des règles spécifiques, distinctes de celles applicables aux majeurs.
Qu’un mineur soit mis en cause en qualité d’auteur d’infraction ou reconnu victime, la procédure vise à concilier responsabilisation, protection et accompagnement éducatif
Le mineur auteur d’infraction : une procédure adaptée
La procédure applicable aux mineurs auteurs d’infraction diffère sensiblement de celle des majeurs.
Le juge des enfants ou le tribunal pour enfants apprécie la situation en tenant compte de l’âge du mineur, de sa personnalité, de son parcours scolaire et du contexte familial. L’objectif est d’individualiser la réponse pénale.
Les décisions peuvent prendre la forme de mesures éducatives, de sanctions éducatives ou de travaux d’intérêt général. Dans les situations les plus graves, des peines d’emprisonnement peuvent être prononcées, mais elles font l’objet d’aménagements spécifiques et tiennent compte du principe d’atténuation de la responsabilité pénale des mineurs.
La défense des mineurs consiste à examiner attentivement les faits reprochés, à vérifier la régularité de la procédure et à présenter au tribunal des éléments relatifs à la personnalité et à la situation du mineur. Cette approche permet de favoriser une réponse proportionnée et orientée vers la réinsertion.
Le mineur victime d’infraction : une protection renforcée
Lorsqu’un mineur est victime de violences, d’agressions sexuelles ou d’autres infractions pénales, il bénéficie d’un cadre protecteur renforcé. Les auditions sont adaptées à son âge et des dispositifs spécifiques visent à limiter les risques de revictimisation.
La constitution de partie civile permet de demander réparation du préjudice moral, corporel ou matériel subi.
L’accompagnement juridique comprend la préparation du dossier, l’évaluation des préjudices et la représentation devant les juridictions pénales ou les commissions d’indemnisation compétentes.
Ici, l’enjeu est double : obtenir la reconnaissance judiciaire des faits et assurer une protection durable du mineur. La coordination entre les acteurs judiciaires, sociaux et médicaux participe à cet objectif, dans le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant.
L’intervention d’un avocat est obligatoire lorsque le mineur est poursuivi pénalement, et cette présence garantit le respect des droits de la défense, notamment lors des auditions, de la garde à vue et des audiences devant les juridictions compétentes. Lorsque le mineur est victime, l’assistance d’un avocat demeure tout aussi déterminante afin d’assurer la reconnaissance des faits, la protection procédurale et l’indemnisation du préjudice subi.
ANANKÉ AVOCATS accompagne les familles à Bordeaux et dans toute la France à chaque étape de la procédure, qu’il s’agisse de la défense d’un mineur poursuivi ou de l’assistance d’un mineur victime. Le cabinet veille au respect des droits de chacun et œuvre à la recherche de solutions équilibrées, dans le souci constant de préserver l’intérêt supérieur de l’enfant.